Mais qu’est ce donc que le HDR ?!

 

Avec l’avènement de la photographie d’immobilier plusieurs noms se sont mis à émerger dans le milieu de l’immobilier comme le fameux terme : photographie HDR.

Mais cette technique, souvent mal utilisée par de nombreux photographes dits « professionnels » est malheureusement incomprise par la plupart des gens.

 

Bien que cette technique soit en fait assez simple en théorie, elle s’avère bien plus complexe dans la réalité (ce qui explique les résultats irréalistes trouvés sur internet…)

 

Nous allons donc vous expliquer en quoi elle consiste  mais surtout en quoi elle peut s’avérer efficace dans le milieu de l’architecture.

 

HD + R = HDR ?

 

Et non une photographie hdr n’est pas une photo en Haute Définition avec un R comme… Roger

Il s’agit en fait des initiales de Hight Dynamic Range ou plutôt en français « plage dynamique étendue ». Car la plage dynamique d’un appareil photo désigne l’écart qu’il est capable de capturer entre les zones les plus sombres et les zones les plus foncées d’une image.

La technique HDR a donc été créée afin de compenser les différences existant entre votre œil et le capteur de votre appareil photo.

 

En effet lorsque vous rentrer dans une pièce, quelque soit la luminosité qui y règne ou le type de lumière qui l’éclaire (néon, lumière naturelle…), votre œil et votre cerveau vont tout naturellement s’adapter afin de vous fournir un confort de vision maximum. Ils vont atténuer les contrastes et vous permettre de voir des détails dans les ombres et dans les hautes lumières.

Mais le capteur de votre appareil photo n’a malheureusement pas les mêmes capacités et il lui est difficile de saisir une grande étendue de nuances entre les blancs et les noirs. Cela explique par exemple le fait que les vitres apparaissent complètement surexposées (blanches) lorsque vous photographiez une pièce peu lumineuse. Vous noterez dans cet exemple que lors de la prise de vue votre œil était tout à fait capable de percevoir l’intérieur de la pièce ainsi que la vue au travers des fenêtres !

 

Vous l’aurez compris, si vous choisissez de ne prendre qu’une seule photo il vous faudra choisir entre le fait d’exposer correctement les basses lumières (zones foncées) ou les hautes lumières mais vous ne pourrez pas avoir une photo bien exposée dans toutes les zones !

 

Le HDR va donc venir compenser ce petit (voire gros) problème et vous donner la possibilité d’obtenir une photographie au plus proche de la réalité.

 

Je rebondis sur cette phrase car elle me semble être au cœur des problèmes que posent souvent les photos HDR : une image HDR réussie est un HDR qui ne se voit pas !

 

Le HDR en théorie :

 

Ainsi au lieu de vous contenter de prendre une seule image vous aller réaliser 3, 5 ou même 9 photos du même point de vue avec des expositions différentes.

Pour cela, il vous faudra absolument utiliser un trépied et le plus simple par la suite consiste à utiliser la fonction braketing de votre appareil photo (vous régler le nombre d’images à prendre et l’écart d’exposition entre chacune et l’appareil se charge ensuite de tout). Nous vous conseillons d’aller faire un petit tour dans le manuel de votre appareil si vous ne maîtrisez pas encore cette technique indispensable.

Vous obtiendrez alors certaines images bien exposées dans les hautes lumières comme les fenêtres ou encore les lampes et d’autres bien exposées dans les basses lumières comme les ombres des meubles ou les recoins de votre pièce.

Il vous suffira ensuite d’assembler toutes ces images en une seule afin d’obtenir LA photo parfaite.

 Le HDR en pratique :

1) Braketing et mode rafale

Après avoir trouvé le bouton braketing (bkt) de votre appareil (si ce dernier en possède un évidemment…) nous vous conseillons les réglages suivants : 3 prises de vue avec un écart de 2 expositions entre chacune pour que la différence soit bien visible. Il va vous falloir ensuite vous mettre en mode rafale ce qui vous permettra en laissant votre doigt sur le déclencheur de prendre directement vos 3 photos. Evidemment rien ne vous empêche de prendre 5 photos si vous souhaitez obtenir plus de détails.

 

2) Ouverture/diaphragme

Pour ceux d’entre vous qui possède des bases en photographie ce paragraphe va vous paraître évident mais je préfère tout de même l’écrire pour le reste de nos lecteurs… En effet il est très important de mettre votre appareil sur le mode priorité diaphragme afin que le braketing se fasse sur le temps de pose et non pas sur l’ouverture (ce qui modifierait la profondeur de champ et donnerait une image finale avec différentes zones de netteté). Préférez une petite ouverture (donc augmenter le chiffre qui s’affiche…logique) afin d’augmenter cette fameuse zone de netteté pour avoir l’ensemble des « plans » de votre photo qui soient nets. Rappelons-le la photographie d’architecture est là pour mettre en valeur le bien photographié et non pas pour laisser libre court à notre âme d’artiste.

 

3) La sensibilité (ISO)

Afin d’obtenir une image de qualité nous vous conseillons de régler la sensibilité de votre appareil le plus bas possible 100 ou 200 ISO. En effet plus vous allez augmenter la sensibilité de votre appareil photo et plus vous allez avoir du « grain » sur vos images. Le temps de pose sera certes un peu plus long mais le résultat final de meilleur qualité et c’est ce que vous recherchez, non ? Nous vous rappelons donc d’utiliser voter ami le trépied afin de stabiliser votre appareil et d’éviter à la fois le flou de bouger et les décalages entre vos différentes photos.

 

Une fois tout ces réglages effectués il ne vous reste plus qu’à choisir le bon angle de vue et à assembler vos images une fois à votre bureau (grâce à un logiciel comme Photomatix, à Lightroom ou à Photoshop)

 

Et maintenant que vous en savez un peu plus saurez-vous déceler parmi nos photos celles qui utilisent cette technique ?

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